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Votre assureur demande votre score de sécurité Microsoft 365 ?

·Équipe ADN-TI

Présentation d'un tableau de bord affichant un score lors d'une réunion d'équipe

Une scène devenue courante : au renouvellement de l’assurance, le courtier envoie un questionnaire de cybersécurité. Quelque part dans la liste, une ligne demande votre « score de sécurité Microsoft 365 » ou votre « Secure Score ». Le dirigeant regarde la question, ne sait pas de quoi il s’agit, et découvre du même coup que sa couverture — ou le paiement d’une réclamation — peut en dépendre.

Si c’est votre cas, vous n’êtes pas seul. Voici ce qu’est ce score, pourquoi les assureurs y tiennent, et comment le faire monter.

Le score de sécurité Microsoft 365, c’est quoi ?

Le Microsoft Secure Score est une note, exprimée en pourcentage, calculée automatiquement par Microsoft à partir de votre configuration Microsoft 365. Il compare vos réglages de sécurité actuels à un ensemble de bonnes pratiques recommandées : authentification multifacteur, protection des comptes administrateurs, défenses contre l’hameçonnage, politiques sur les appareils, et bien d’autres.

Concrètement, chaque mesure de sécurité que vous activez vous rapporte des points. Le score est donc une photo de votre posture : plus il est élevé, plus votre environnement applique les protections que Microsoft juge essentielles. On le consulte dans le portail Microsoft Defender, et il évolue dans le temps au fil de vos changements de configuration.

Pourquoi votre assureur s’y intéresse

Le marché de la cyberassurance s’est resserré. Devant la multiplication des rançongiciels et des fraudes, les assureurs ne se contentent plus d’encaisser une prime : ils exigent un niveau de sécurité minimal avant de couvrir une organisation. Le questionnaire qu’on vous remet sert exactement à ça — vérifier que vous appliquez les mesures de base.

Le score de sécurité Microsoft 365 est devenu un raccourci pratique pour l’assureur, parce qu’il résume en un chiffre plusieurs des contrôles qui l’intéressent :

  • L’authentification multifacteur (MFA) est-elle activée partout ?
  • Les comptes administrateurs sont-ils protégés séparément ?
  • Les anciennes méthodes de connexion (qui contournent la MFA) sont-elles bloquées ?
  • Les défenses anti-hameçonnage et la protection des appareils sont-elles en place ?

Un détail à connaître, et il est important : en cas de sinistre, certains assureurs vérifient après coup que les mesures déclarées étaient bel et bien en place. Déclarer un contrôle qu’on n’a pas, c’est risquer de voir une réclamation refusée au pire moment. La transparence n’est pas seulement honnête — elle vous protège.

Un score élevé ne dit pas tout

Soyons clairs : le Secure Score est un excellent indicateur, mais ce n’est pas une preuve de sécurité absolue. C’est une mesure relative aux fonctionnalités de votre forfait Microsoft, et il ne couvre pas tout votre environnement — vos sauvegardes, vos serveurs locaux, votre pare-feu ou la sensibilisation de vos employés ne s’y reflètent pas entièrement.

C’est pourquoi le questionnaire de votre assureur va généralement plus loin que le seul score : il demande aussi vos pratiques de sauvegarde, votre solution de détection (EDR), votre plan de réponse aux incidents et la formation de vos équipes. Le bon réflexe n’est donc pas de « gonfler le chiffre », mais de renforcer réellement les bons points — le score suit naturellement.

Comment l’améliorer

La plupart des gains rapides tournent autour de l’identité, parce que c’est par là que passent presque toutes les attaques :

  1. Activer la MFA pour tous les comptes, en privilégiant l’application Microsoft Authenticator plutôt que les codes par texto. C’est, dollar pour dollar, la mesure la plus rentable. On explique pourquoi ici.
  2. Bloquer l’authentification héritée, ces vieux protocoles qui passent à côté de la MFA.
  3. Protéger et séparer les comptes administrateurs, les plus visés et trop souvent les moins défendus.
  4. Activer les protections Microsoft Defender déjà incluses dans plusieurs forfaits Microsoft 365 — souvent, vous payez déjà pour des défenses que vous n’utilisez pas.
  5. Mettre en place sauvegardes testées et sensibilisation à l’hameçonnage, qui complètent le questionnaire d’assurance.

Chaque action coche une case du questionnaire et fait monter votre score. Vous pouvez d’ailleurs situer votre posture en quelques minutes avec notre auto-évaluation de cybersécurité gratuite — elle reprend justement les grandes questions que posent les assureurs.

On peut s’en occuper pour vous

Récupérer le score, le traduire en langage clair, remplir le questionnaire sans jargon et corriger ce qui doit l’être : c’est exactement ce que couvre notre audit de sécurité. On vous remet un portrait honnête, on priorise les correctifs selon leur impact, et on vous fournit les preuves à remettre à votre assureur.

À retenir : le score de sécurité Microsoft 365 est devenu un langage commun entre vous et votre assureur. Le comprendre, c’est éviter les mauvaises surprises au renouvellement — et surtout au moment d’une réclamation. Et l’améliorer revient simplement à mieux protéger votre organisation.

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